Carré noir sur fond blanc



Le carré noir sur fond blanc, « l’enfant royal », « l’icône de notre temps » est l’oeuvre la plus emblématique du peintre russe  Kasimir Malévitch. Elle a été exposée pour la première fois lors de l’exposition 0.10 , la dernière exposition futuriste (de son propore nom) qui a eu lieu à Petrograd en 1915.



Néanmoins, le thème du carré noir apparaît en décembre 1913, lors de l’opéra futuriste, la Victoire sur le Soleil. Kasimir Malévitch était en charge de la scénographie.  Un carré noir apparaît sur un  dessin pour le décor de l’opéra. Lors d’une note, il écrivit, “le suprématisme est né à Moscou en 1913″.

C’est Kasimir Malévitch qui en donne son sens par ces mots  : “La surface plan est vivante, elle vient de naître” in du Cubisme et du  Futurisme au Suprématisme.

Ce carré devait donc faire naître la nouvelle peinture qui devenait “un art dont la capacité était de créer une construction ne découlant pas des relations entre forme et couleur … mais sur le poids , la vitesse et la direction des mouvements.” Ibid

Le deuxième carré noir a été peint vers 1923 en collaboration avec  Anna Leporskaya, Konstantin Rozhdestvensky et Nicolas Souétine, pour un triptyque qui comprenait également la Croix et Cercle (maintenant au Musée d’Etat russe à Saint-Pétersbourg).

Un dessin au crayon de 1927 représentant un carré noir, comprenait la mention suivante : ” élément suprématiste fondamental – année 1913″.

Interprétation du quadrangle

La carré noir sur fond blanc a subit plusieurs interprétations tout au long du XXème siècle. La mort de la peinture diront beaucoup y voyant son côté nihiliste. D’autres, dont Malévitch, voyaient en lui une nouvelle naissance de la peinture libérée de sa contrainte forme/couleur.

L’accrochage qui paraissait plutôt fantaisiste (suspension au plafond) devait montrer l’indépendance spatiale de ces surfaces-plans librement projetées dans l’espace.

Le carré noir sur fond blanc a été interprété à l’envi par des dizaines d’artistes de premier plan durant le XXème siècle.  Beaucoup de travaux de Richard Serra s’y réfèrent.

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