Propagande anti-franquiste

La guerre civile espagnole, qui s’est déroulée entre 1936 et 1939, a été l’objet d’une incroyable guerre de propagande entre l’idéologie franquiste (dite nationaliste) et anti-franquiste (loyaliste qui se réclamait également du nationalisme de progrès). Les affiches présentées dans cet article montrent à elles-seules l’ambiguïté de cette guerre très complexe dans ses enjeux politiques. Toute la propagande a pour but d’interroger la notion de « nationalisme » dont les deux camps se réclamaient. Le camp anti-franquiste montrant les accointances des dits « nationalistes » au capital internationalisé, aux nazis …

Les affiches que l’on a disposition montrent à merveille cette drôle de sémantique qui définit, comme vous le voyez, une dynamique entre plusieurs protagonistes : la figure de Franco, le totalitarisme nazi et italien, les forces rouges,  le pouvoir religieux, les forces du travail (ou les esclaves) et le rôle du capital.

La créativité des artistes du côté républicain tourne en dérision un Franco pantin de forces extérieures comme le montre ces deux premières affiches qui restent des joyaux de l’art de la propagande dont la fameuse El Generalisimo qui montre un Franco en tête de mort.

Le contexte sous l’angle anti-franquiste


Los nationales

La revendication « nationalistes » du camp franquiste est raillée par la propagande anti-franquiste qui montre les soutiens des « nacionales ». (plus d’informations sur l’affiche en cliquant sur la page)

Franco : el generalissimo

Le pantin Franco associé aux figures religieuses (aux armes), du capital et de l’armée avec le sceau nazi et les bottes de cow-boy  (douce allusion à la bienveillance us).


EL-GENERALISIMO-franco

La problématique internationaliste de la guerre civile

La problématique internationaliste prête à une certaine confusion et situe l’ambiguïté de cette guerre civile, chacun des camps  accusant l’autre d’être assujetti à des forces extérieures (les forces rouges contre les forces brunes).

Le parti communiste espagnol

La position communiste, à cette époque complètement sous l’emprise stalinienne, servira la propagande franquiste qui l’utilisera comme épouvantail. On ne saura jamais si la force du parti communiste (qui se réclamait de l’internationale et d’un certain totalitarisme) a servi ou desservi la cause des loyalistes (anti-franquistes) qui prônaient une loyauté envers les choix du peuple espagnol, se définissant de fait comme « nationaux ».

L’obscurantisme montré du doigt


soldado-instruyete
 

Toute référence au contexte français est fortuite.

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